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« Eglise romane Ste Marie Madeleine et sa nécropole à Saint-Emilion »

09 février 2026



Résumé de notre conférence du 27 Janvier 2026 - Auteur : Claude Lagrange (Membre du CA de l'APNA)
**«Eglise romane Ste Marie Madeleine et sa nécropole à Saint-Emilion» : une conférence de Natacha SAUVAITRE
*****
Temps de lecture : environ 2mn
Edité le 9 Février 2026 - Dernière MAJ : 9 Février 2026

Conférence du 27-1-2026 : « Eglise romane Ste Marie Madeleine et sa nécropoleà Saint-Emilion» par Natacha Sauvaitre, archéologue de la société HADES


HADES est un bureau d’investigations archéologiques privé qui réalise des missions
d’expertises
, d’études, de valorisation et de fouilles sur les sites, les monuments et
les objets archéologiques des périodes allant de la protohistoire à nos jours. Elle
emploie une centaine d’archéologues permanents. Elle est mise en concurrence
avec l’INRAP
(Institut public National de la Recherche Archéologique Préventive).


Genèse de l’histoire de l’église Sainte Marie Madeleine de Saint-Emilion :
Natacha Sauvaitre fait tout dabord référenceà l’excellent livre de David Souny sur
l’histoire de Saint-Emilion au moyen-âge où il est fait mention dès 1110 d’une église
au sud de la ville
, en dehors de l’enceinte. Cette église sera déclarée en ruines dès 1687.


Il est fait mention également d’un cimetière de la Madeleine où ont été inhumés en
1578 des protestants et en 1631, des pestiférés.
Les vestiges de l’église romane sont représentés par l’archéologue, peintre et
graveur français Léo DROUYN. Elle avait une longueur de 13m et une largeur de
8m. Proche de cette église, la chapelle de la Madeleine du 13ème siècle conserve
dans son sous-sol, une cavité peinte d’une fresque représentant le jugement dernier,
cavité qui a servi de charnier.


Les fouilles de l’église ont révélé des dimensions plus importantes, 28m x 8,60m.
Elle possédait une nef unique. Elle a été prolongée certainement par une halle.
Cette égliseétant construite sur un point haut, elle fût certainement rasée car elle
occupait un lieu d’observation stratégique. Elle devint alors un espace funéraire.


Les fouilles de cet espace, propriété en partie du château Ausone, ont permis de
mettre au jour284 sépultures du 12ème au 17ème siècle, ensevelies dans des
pourrissoirs et des sarcophages au contour anthropomorphe et aux logettes
céphaliques. Les sépultures étaient orientées est-ouest avec la tête à l’ouest
regardant le levant. Il a été découvert dans certaines sépultures, des orcels,
ampoules de verre ayant contenu de l’eau bénite ou des parfums, mobilier typique
des sépultures du sud-ouest.
Les pourrissoirs, au nombre de 23 sur le site de la Madeleine (94 sur le plan
national) étaient constitués d’une fosse surmontée d’une grille en pierre sur laquelle
on déposait successivement les cadavres qui se décomposaient laissant choir les
ossements dans la fosse. Les archéologues ont pu comptabiliser jusqu’à 3500
ossements dans un pourrissoir d’une profondeur de 1,60m.


Le site n’est pour l’instant, pas mis en valeur sur le plan touristique. Le chantier reste
bâché, dans l’attente peut-être d’un réenfouissement, faute d’investissements.

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